Limoncello
Macération longue, zeste sans ducoupage du blanc.
« Le citron qui ne dort jamais. Quatre récoltes par an sur la côte est de la Sicile. »
↳ Carte d'identité
↳ Profil gustatif
↳ Fenêtres de récolte
↳ Usages
Macération longue, zeste sans ducoupage du blanc.
Brun ou doré selon la maturité — le jus suffit, sans correction.
Une cuillère à café de zeste râpé sur une vinaigrette tiède aux anchois.
L'huile essentielle est très active — toujours diluée.
Le terme femminello n’a rien à voir avec le genre du fruit : la plante refleurit plusieurs fois dans l’année, contrairement aux autres variétés qui ne donnent qu’une seule récolte. C’est cette particularité qui permet aux producteurs siciliens de cueillir presque toute l’année.
La cueillette dite primofiore (de novembre à février) donne les citrons les plus précieux : peau fine, zeste très aromatique, jus acide et brillant. C’est cette récolte qui part en limoncello et qui sert à la confiserie sicilienne.
Le verdello (été) est plus vert, plus dur, plus rustique — c’est lui qu’on retrouve en cocktails et en cuisine méridionale.
Ce qui rend cette variété unique mérite d’être déplié, car chaque cueillette donne un fruit différent — au point que les producteurs siciliens les nomment séparément.
Le primofiore, de novembre à février, est issu de la floraison principale du printemps précédent. Peau fine, zeste très aromatique, jus franc : c’est la récolte noble, celle qui part en limoncello et en confiserie.
Le bianchetto, en mars et avril, prend le relais. Son nom vient de sa teinte plus pâle : le fruit a passé l’hiver sur l’arbre et sa peau s’est éclaircie. Plus doux que le primofiore, il convient bien aux préparations où l’acidité ne doit pas dominer.
Le verdello, de juin à août, est le citron d’été — récolté encore vert, plus ferme, plus rustique. Il résulte d’un stress hydrique volontaire, la même technique de forzatura que nous racontons ici à propos du Verdelli sicilien.
Le marzano, enfin, de mars à mai, ferme le cycle avec des fruits plus gros et une peau plus épaisse, souvent destinés à la transformation.
L’IGP Limone di Siracusa protège depuis 2011 une zone précise de la côte est sicilienne, entre Augusta et Noto. Le cahier des charges impose la variété Femminello, des pratiques culturales traditionnelles, et une teneur minimale en huile essentielle — c’est cette dernière exigence qui distingue un vrai Syracuse d’un citron sicilien générique.
Le terroir compte autant que le cultivar : sols calcaires, proximité immédiate de la mer Ionienne, hivers doux. Nous détaillons cette zone dans notre fiche Sicilia.
Avec 35 % de rendement en jus et une acidité qui grimpe jusqu’à 6,5 %, le Femminello di Siracusa est un citron vif. C’est un atout pour une granita ou une vinaigrette, où le mordant est recherché ; c’en est un moindre pour une limonade, où il faudra compenser au sucre.
Si vous cherchez avant tout du volume de jus, notre comparatif des rendements place d’autres variétés devant. Mais peu rivalisent avec lui sur la disponibilité : dix mois sur douze, c’est un cas unique dans le corpus.
↳ Généalogie
IGP sicilienne. Sélection qui refleurit plusieurs fois par an.
↳ Parents génétiques
Source : recherche génétique moderne (Wu et al. 2018, Genomics of the origin and evolution of Citrus) — voir notre dictionnaire complet des variétés.
↳ Pour aller plus loin avec Femminello di Siracusa
Recettes utilisant le Femminello di Siracusa
Producteurs de ce terroir
↳ Voir le terroir : Sicilia, Italia · ou découvrir toutes les variétés de citron.