Sauce ponzu
Jus de yuzu + sauce soja + mirin + dashi. Pour les sashimis, le poisson grillé, les tofu.
« Le citron japonais. Tout se mange — pulpe, zeste, peau, jusqu'aux pépins en infusion. »
↳ Carte d'identité
↳ Profil gustatif
↳ Fenêtres de récolte
↳ Usages
Jus de yuzu + sauce soja + mirin + dashi. Pour les sashimis, le poisson grillé, les tofu.
Marie remarquablement avec le chocolat noir et le yuzu — ganaches, tartes, glaces.
Pâte fermentée à base de zeste, piment vert et sel. Condiment japonais signature.
Le yuzu est un agrume japonais rustique — il résiste à -10°C en pleine terre (greffé sur Poncirus trifoliata). C’est l’un des rares agrumes cultivables dans la moitié nord de la France, notamment en Île-de-France, en Bretagne et en région Centre.
Originaire de Chine puis introduit au Japon il y a plus de 1 000 ans, le yuzu y est cultivé surtout dans la préfecture de Kōchi, sur l’île de Shikoku. Production japonaise annuelle : ~ 30 000 tonnes.
Le yuzu sent comme un mélange de citron vert, de pamplemousse, de mandarine et de pin. Cette complexité aromatique le rend incomparable en cuisine. Le zeste est utilisé bien plus que le jus — qui sort en très faible quantité (rendement ~ 25 %).
Au Japon, on le presse au-dessus d’un sashimi, on râpe son zeste sur du riz, on le glisse dans le bain (yuzu-yu) au solstice d’hiver.
C’est l’agrume citronné le plus accessible à la culture amateur en climat tempéré : pot de 40 L, terreau spécial agrumes + terre de bruyère, hivernage sous voile ou en local frais. Première récolte vers 4 ans. Voir l’article complet sur la culture du yuzu.
Le yuzu est le moins juteux des trois agrumes japonais du corpus : 25 %, contre 40 % pour le kabosu et 35 % pour le sudachi. Ajoutez un fruit de 60 à 120 g, une peau épaisse et beaucoup de pépins, et le rendement réel tombe très bas.
C’est l’une des raisons du prix : il faut beaucoup de fruits pour une petite bouteille de jus. L’autre est la culture elle-même — croissance lente, première récolte vers quatre ans, cueillette manuelle sur un arbre épineux. Notre comparatif des rendements le replace face aux citrons européens, dont les meilleurs dépassent 40 %.
Les trois se ressemblent en apparence et s’emploient très différemment. Le yuzu est le plus parfumé et le plus complexe : on le cultive pour son zeste. Le kabosu, plus gros et deux fois plus juteux, sert au jus, surtout sur le poisson. Le sudachi, minuscule et beaucoup plus acide, s’emploie par petites touches.
Le tableau comparatif chiffré des trois se trouve sur la fiche du kabosu.
La récolte court d’octobre à janvier, avec un pic en novembre — la saison des agrumes de curiosité, partagée avec le cédrat et la main de Bouddha. Voir notre calendrier des variétés.
Hors saison, ce qui se trouve en France est du jus pasteurisé en petite bouteille, ou du zeste congelé. Le jus tient très bien la conservation ; le parfum du zeste frais, non. Si vous cuisinez au yuzu, c’est le fruit entier qu’il faut viser, et c’est en novembre qu’il arrive.
Cette fiche porte l’identité du cultivar et ses données. Pour le bienfaits, ponzu et yuzu kosho, pâtisserie, conservation et culture en France, voyez notre article yuzu : bienfaits et utilisation.
↳ Généalogie
Hybride chinois ancien, cultivé au Japon depuis 1 000 ans.
↳ Parents génétiques
↳ Variétés qui en descendent
Source : recherche génétique moderne (Wu et al. 2018, Genomics of the origin and evolution of Citrus) — voir notre dictionnaire complet des variétés.
↳ Pour aller plus loin avec Yuzu